Phillies de Philadelphie c. Cubs de Chicago
Les Phillies et les Cubs concluront leur série de quatre matchs au Wrigley Fields sous les réflecteurs d’ESPN dimanche soir.
Besoin d’adrénaline
Il devient évident que la rotation des Phillies aurait grandement besoin d’un surplus d’adrénaline avant l’arrivée dans deux semaines de la date limite des transactions sans soumission au ballotage.
Étonnamment, la rotation partante a entrepris la deuxième moitié du calendrier mieux qu’elle ne l’ait fait au cours des trois dernières années. La rotation a conservé une MPM de 3.95 et leurs adversaires n’ont frappé que pour .259 contre les partants des Phillies à la pause du match des étoiles.
Un regard rapide sur les mêmes statistiques pour les trois dernières saisons montre une MPM de 4.99 et une moyenne de .277 en 2007; 4.48 et .269 en 2008; et 4.98 avec .263 en 2009, l’année que les Phillies ont remporté le championnat de l’Est.
Mais il y de sérieuses préoccupations concernant le vétéran gaucher Jamie Moyer, 47 ans, qui a concédé 13 points mérités sur 12 coups sûrs en huit manches et un tires pour une MPM de 14.05 à ses deux derniers départs. Il présente maintenant une fiche de 9-9 et sa MPM est de 4.88 pour la saison.
Le réchappé Joe Blanton n’inspire guère plus. Il a une fiche de 3-5 et une MPM de 6.21 cette saison.
Si le DG Ruben Amaro Jr ne peut mettre la main sur du renfort afin d’améliorer sa rotation, ne vous surprenez pas si le lanceur de longue relève Chad Durbin, récemment réactivé après avoir passé trois semaines sur la liste des blessés en raison d’une blessure à l’ischiojambier droit, s’installe dans la rotation de partants.
De plus, le gaucher Antonio Bastardo a été récemment retiré de la liste des blessés et a été cédé sous option à Lehigh Valley. Il devient lui aussi une option intéressante.
« Je préfère être frais et dispos que fatigué pour entreprendre la deuxième moitié », a expliqué Durbin. « Nous sommes définitivement plus frais et dispos mentalement ».
Bienvenue
Les frappeurs de puissance, au sein des deux équipes, Ryan Howard pour les Phillies et Aramis Ramirez pour les Cubs, ont connu des saisons décevantes, jusqu’à tout récemment.
Howard, l’homme de 125 millions de dollars, ne cognait que pour .280 avec une maigre moyenne de .788 de présence sur les buts en date du 4 juin.
Dans l’équivalent d’un mois de travail, du 15 juin au 15 juillet, Howard a cogné pour .327 avec une moyenne de 1.062 de présences sur les buts. Il a claqué neuf circuits, trois triples et quatre doubles au cours de cette période, et a marqué 21 points en plus d’en produire 26.
Dans le match de vendredi contre les Cubs, Howard a ajouté un autre circuit, son 20ième de la saison, et sa moyenne au bâton est maintenant de .298.
Ramirez, la contrepartie de 17 millions de Howard, se réchauffe lui aussi enfin après avoir été en léthargie pour la majeure partie de la saison.
Ramirez a cogné un circuit en solo après deux retraits en deuxième moitié de huitième manche vendredi, donnant ainsi aux Cubs une victoire de 4-3 après une remontée face à Philadelphie.
« Ouais, je me sentais très bien au marbre. Même quand je suis retiré je sens que je frappe la balle d’aplomb », a déclaré Ramirez. « C’est un bon signe ».
Ce fut son cinquième circuit et son 14ième point produit à ses huit derniers matchs. Il a réussi trois coups sûrs pour élever sa moyenne au bâton à .220.
« Il suit bien la balle. Il prend de bons élans sur les lancers et il tire la balle. C’est une grande différence par rapport à la première demie. Un des ingrédients qui visiblement lui manquait », a déclaré le gérant Lou Piniella de Chicago. « Et maintenant il est de retour. »
Ne nous comptez pas pour morts
Les Cubs de Piniella ont toujours été une équipe de deuxième moitié de saison. Les chiffres compilés lors de ses trois premières saisons le prouvent.
Mais les Cubs de Piniella n’ont jamais été aussi submergés pour entreprendre la deuxième moitié du calendrier et il semble qu’il faudrait une méchante vague pour les ramener à la surface.
Mais Piniella n’est pas du même avis.
« Neuf matchs ce n’est pas un écart insurmontable. Je regarde droit devant le défi, mais nous devons y arriver sur le terrain. Nous devons jouer du meilleur baseball que nous en avons joué lors de la première moitié de saison. En sommes-nous capables? Oui. Et j’ai espoir que nous y arriverons ».
À ses trois premières saisons avec Chicago, Piniella a toujours utilisé la deuxième portion du calendrier pour faire la différence, gagnant 40 matchs ou plus à chacune de ces saisons.
Les Cubs présentaient une fiche de 41-34 à sa première saison après la pause du match des étoiles de 2007, puis une fiche de 40-26 dans une saison 2008 où ils ont dominé. Même la saison dernière, quand les Cubs ont raté de peu leur quête d’un championnat, ils avaient une fiche de 40-35 en deuxième moitié de calendrier.
En gagnant 40 matchs dans la deuxième moitié, les Cubs auraient 79 victoires en 2010, une victoire morale à tout le moins.
Selon Piniella, il n’y a qu’une façon de se remettre sur les rails et c’est en affichant plus de constance jour après jour.
« C’est ce dont nous avons besoin : de la constance », a affirmé Piniella. « Quand nous avons bien frappé la balle et que nous avons mis des points au tableau indicateur, nous avons gagné notre part de matchs. Quand nous n’y parvenons pas, nous n’avons pas connu de succès ».
Voilà le lancer
L’as de Philadelphie, Roy Halladay sera confronté au gaucher de Chicago Tom Gorzelanny dans ce qui paraît une btaille inégale.
Halladay présente une fiche de 3-1 à ses 4 derniers départs avec une MPM de 1.39. Il a bien lancé lors de ses deux départs en carrière contre les Cubs, malgré deux défaites, présentant une MPM de 3.00.
Le vétéran a néanmoins connu des difficultés durant le mois de juillet, avec une fiche de 2-8 à ses 10 derniers départs avec l’équipe.
Gorzelanny présente une fiche de 1-6 à ses sept derniers départs, et une MPM de 5.66.
Le gaucher a divisé les honneurs des deux matchs qu’il a lancés contre les Phillies avec une MPM de 3.88.