Route dorée
Après s’être rendus directement en demi-finale, les américains ont battu les suisses 2-0 avant de démolir les finlandais.
« Je n’ai jamais fait partie de quelque chose du genre de toute ma carrière », a déclaré l’avant finlandais Teemu Selanne aux journalistes après le duel. « J’ai été surpris. Nous n’avions aucune chance ».
L’équipe canadienne a dominé l’Allemagne et la Russie lors des rondes éliminatoires. Ils ont failli laisser aller une avance de 3-0 en troisième période face à a Slovaquie et ont eu besoin d’un arrêt superbe de la part de Roberto Luongo afin de s’approprier la victoire.
Quelles sont les chances?
Avant le début du tournoi olympique, les preneurs aux livres avaient établi le Canada comme favori pour remporter la médaille d’or.
Les Etats-Unis comptaient la quatrième meilleure chance d’obtenir l’or derrière la Russie et la Suède.
Le directeur-général de l’équipe américaine, Brian Burke, tente de prendre avantage du rôle de négligé de son équipe.
« Si vous alliez à Vegas avant le tournoi, il n’y a personne qui aurait parié un sou sur nous », a expliqué Burke lors d’un appel téléphonique durant les olympiques.
Racines de la rivalité
D’après Gary Mason du Globe and Mail, la rivalité entre les équipes canadienne et américaine a pris son envol lors de la Coupe canadienne de 1991 (maintenant la Coupe du monde). Le défenseur américain Gary Suter a plaqué Wayne Gretzky le forçant à rater le reste du tournoi.
Par la suite, ces deux équipes se sont rencontrées lors de la Coupe du monde de 1996 et les États-Unis ont surpris le Canada dans la finale.
« C’est ce qui a vraiment débuté la rivalité », a affirmé le directeur-général de l’équipe américaine Brian Burke au Globe and Mail.
Le prochain chapitre dans la rivalité a pris place aux Jeux olympiques de 2002 lorsque le Canada a vaincu les États-Unis pour remporter la médaille d’or à Salt Lake City.
Sept jours plus tard
Lorsque les américains ont battu les canadiens 5-3 dimanche dernier, l’équipe des États-Unis a été capable d’exécuter son plan de match.
« Ce que vous voyez de plusieurs équipes américaines c’est de la pression sur la rondelle », a observé l’entraîneur de l’équipe américaine Ron Wilson aux journalistes. « Ce n’est possible que si tu as une équipe rapide ».
Le Canada a dominé à quelques reprises, mais n’a pu se remettre des buts douteux qu’a alloués Martin Brodeur. Depuis cette défaite, le club est complètement changé. Roberto Luongo se retrouve devant le filet, les trios ont été retouchés et les canadiens ont déclassé leurs adversaires 18-7.
Vers l’avant
Zach Parise a été le meilleur avant des américains et mène la charge avec sept points.
Un autre joueur qui pourrait causer des problèmes pour le Canada est Patrick Kane. Kane, l’un des joueurs les plus talentueux offensivement sur l’alignement des États-Unis, connaissait des difficultés avant de marquer deux buts en 2 :23 contre les finlandais.
L’équipe du Canada a finalement trouvé des combinaisons de trios productives. Le trio composé de Ryan Getzlaf, Corey Perry et Brendan Morrow fut le meilleur trio de l’équipe vendredi. Les Canadiens bénéficient de contributions de tous leurs joueurs – sauf Sidney Crosby.
Crosby n’a pas enregistré de point à ses deux derniers matchs.
L’équipe canadienne utilisera probablement le trio de Mike Richards, Rick Nash et Jonathan Toews pour fermer la porte au meilleur trio des américains comprenant Zach Parise, Paul Stasny et Jamie Langenbrunner.
Est-ce Lu ou boo?
Roberto Luongo a été adéquat depuis qu’il a pris la place de Martin Brodeur. Il a été en mesure d’effectuer l’arrêt de la victoire à la fin du match après avoir accordé un but douteux aux slovaques.
Ryan Miller obtiendra le titre de meilleur gardien du tournoi peu importe si son équipe remporte cette rencontre. Le gardien américain compte une moyenne de buts alloués de 1.20 et un pourcentage d’arrêts de .948.
Puisque les buts se feront rares, les unités spéciales joueront un rôle important. Chaque équipe a été plus qu’acceptable en avantage numérique (29.1 pourcent pour le Canada, 28.6 pourcent pour les États-Unis), mais les canadiens sont supérieurs à court d’un homme avec un taux de succès de 88.2 pourcent tandis que les américains ont concédé trois de leurs six buts en désavantage numérique (76.9 pourcent).
Peu importe qui ressort victorieux, le duel de dimanche sera probablement le match de hockey le plus écouté de tous les temps.